Octobre 2017

Procés-verbaux des réunions Comité des pompiers

Comité directeur des FR de l’Union des employés de la Défense nationale (UEDN)

 

Les 11 et 12 octobre 2017

 

 

Participants

 

Serge Desbiens (président)

Blair Winger (invité)

Carl Darveau (Québec)

Ryan Stewart (Halifax)

Josh Peterson (Colombie-Britannique)

Mike Mymko (Saskatchewan)

Mike Strong (Nouveau-Brunswick)

Jim Aubut (Ontario)

Jason Elder (Alberta)

 

Brendalee Blaney (personne-ressource)

 

Jour 1 – 11 octobre 2017

 

Le confrère Desbiens souhaite la bienvenue au groupe et les membres se présentent.

 

Une discussion a lieu sur la rédaction du procès-verbal. On tente de déterminer qui devrait le dresser et s’il devrait être accessible au public sur le site Web de l’Union des employés de la Défense nationale (UEDN). On tente également de déterminer si un procès-verbal en bonne et due forme devrait être rédigé ou si un sommaire des discussions suffirait. Le confrère Stewart accepte de dresser le procès-verbal. Le procès-verbal sera dressé sous forme de résumé, et des détails seront insérés au besoin.

 

Une discussion ouverte s’ensuit sur les sujets qui seront abordés avec le DSIFC adjoint (directeur – Service des incendies [Forces canadiennes] adjoint) et Nicole Thomas (qui doivent s’adresser au groupe à 13 h le même jour) d’après l’ordre du jour. La discussion porte principalement sur le besoin d’avoir une meilleure norme pour les évaluations médicales de Santé Canada pour le groupe FR (pompiers). On indique que Santé Canada ne respecte pas les normes de l’industrie pour les pompiers. Parmi les manquements, on compte (mais sans s’y limiter) : des analyses sanguines, des analyses d’urine, des électrocardiogrammes et des tests de dépistage du cancer.

 

Commentaires de June Winger, présidente de l’UEDN

 

La consoeur Winger donne au groupe un aperçu de ce qui se passe au sein de l’UEDN de façon générale, en mettant l’accent sur les questions concernant les pompiers : les négociations approchent et la rémunération continue de poser problème pour le groupe FR; le Conseil du Trésor a affirmé avoir rédigé la lettre destinée aux provinces au sujet du respect des conditions de la convention collective concernant la présomption de maladie professionnelle en cas de cancer (l’UEDN effectue une recherche pour déterminer à quel stade cela peut être déclaré); le groupe est informé que l’AFPC (Alliance de la Fonction publique du Canada) et la présidente nationale Robyn Benson ont exprimé un fort appui concernant les problèmes de pension.

 

La consoeur Winger parle ensuite du système de paie Phénix. Les questions concernant les pompiers posent problème parce que le Ministère ne dispose pas d’une approche cohérente par rapport à des éléments comme les primes d’ancienneté et le paiement des congés compensatoires. L’employeur était censé mettre en place une stratégie au printemps dernier sur la manière de gérer les problèmes et communiquer avec les chefs des pompiers afin de cerner les problèmes courants; cependant, il ne l’a toujours pas fait.

 

  • Le confrère Peterson indique que la rémunération d’intérim est un problème propre au groupe FR en raison des heures de travail. La consoeur Winger précise que l’approbation de la rémunération d’intérim incombe généralement au gestionnaire ou au Ministère. L’UEDN peut faire pression sur le Ministère pour s’assurer que les approbations sont données en temps opportun; cependant, les transactions sur « trackmycase » ne se rapportent pas toujours à des problèmes de paie; souvent, il s’agit de transactions internes avec le Centre des services de paie.

 

L’UEDN cherche un autre ancien conseiller en rémunération qui travaillerait pour l’UEDN afin d’aider à gérer les problèmes de paie liés au système Phénix; si les gens ont des difficultés du fait qu’ils ne touchent pas leur paie, ils peuvent toujours obtenir des avances sur salaire en cas d’urgence.

 

  • On suggère que les problèmes de paie fassent l’objet d’un grief aux fins de réception d’un paiement. La consoeur Winger indique que nous sommes payés par le CT (Conseil du Trésor) par l’entremise de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC); un gestionnaire, un commandant de base ou un SMA (HR-Civ) du MDN (ministère de la Défense nationale) peut accueillir le grief, mais il n’a pas le pouvoir ni l’autorité de forcer SPAC à effectuer le paiement. La consoeur Blaney est d’accord avec la consoeur Winger. La consoeur Winger indique qu’il devrait lui incomber de communiquer les problèmes nationaux au sous-ministre responsable du Ministère; cependant, si les problèmes se rapportent à des groupes ou à des régions, il faudrait en discuter avec les V.-P. (vice-présidents) régionaux.

 

  • Le confrère Peterson demande quelles sont les directives de l’UEDN relativement au système Phénix. La consoeur Winger indique que des solutions comme la présentation de pétitions exigeant le rejet du système de paie ne sont pas réalistes. Le système de paie restera en place. Nous voulons que nos membres touchent la paie qui leur est due en temps opportun; toutefois, la manière dont le gouvernement procède pour y parvenir n’est pas du ressort de l’UEDN. En ce qui concerne les paiements rétroactifs liés aux contrats, le délai de 150 jours pour le paiement n’est pas exigé par la loi; il fait l’objet de négociations. S’il n’est pas respecté, les membres peuvent exiger des frais supplémentaires (intérêts). Des chefs d’équipe du Conseil des métiers et du travail du chantier maritime ont subi des retards de paiement liés à deux (2) contrats et ils ont réussi à obtenir plus d’argent dans le cadre de paiements rétroactifs retardés. L’AFPC est parée à toute éventualité.

 

DSIFC ADJOINT ET NICOLE THOMAS

 

*La DSIFC a reçu l’ordre du jour à l’avance.

**Le groupe a discuté de l’ordre du jour avec le DSIFC adjoint avant la visite.

 

DSIFC ADJOINT

 

Martin Gravel fait le point sur la réalité des DSIFC. Voici les changements de personnel au bureau : on a créé un poste de responsable du PPR (Programme de protection respiratoire) à l’échelle nationale (Lorraine Brown). Un agent responsable des normes nationales concernant les pompiers (ancien formateur national) a été nommé. Il s’agit de JR Rene. Il s’occupe de toutes les formations civiles et de quelques formations militaires. Un nouveau poste de responsable des politiques (chargé des politiques) est demeuré vacant pendant quatre (4) ans.  Le service a aussi perdu le capitaine Anca.  Il s’occupait des uniformes et de l’EPI (équipement de protection individuelle). Ce poste est vacant. Cependant, M. Gravel veut le remplacer par un poste civil. Confier ce poste à un civil en assurera la stabilité.

 

Les accréditations de l’IFSAC (International Fire Service Accreditation Congress) à Borden (17 au total) doivent être renouvelées l’an prochain. Un audit sera effectué par l’IFSAC. Quelques cours militaires perdront leur accréditation; cependant, aucune perte n’est envisagée pour le groupe civil.

 

La formation d’inspecteur des incendies est en cours d’élaboration et combinera probablement de l’apprentissage à distance et des cours à la base de Borden. On souhaite que le cours dure au total deux (2) semaines.

 

Il devrait y avoir de la naloxone aux postes et dans les trousses médicales. Le 5e module (administration aux victimes) sera ajouté à la formation. Cependant, cela ne fait pas partie de notre champ de compétence en tant que RMU (répondant médical d’urgence). Le médecin général, duquel nous relevons, est ouvert à l’idée et il n’a pas dit « non ». Ce n’est pas dans la poche; toutefois, l’idée fait son chemin et c’est du même ordre que l’EpiPen. On a recommandé à la commission d’enquête sur les services de santé et d’incendie d’envisager la possibilité que les services d’incendie  administrent l’EpiPen.

 

Le symposium des chefs des pompiers aura lieu à la fin de janvier. Le format est le même que l’année dernière (les chefs des pompiers y assistent pendant deux [2] jours). Cette année, on tentera de séparer les chefs civils des chefs militaires.

 

En ce qui concerne la mousse AFFF (mousse à formation de pellicule aqueuse), plus particulièrement la classe B, la réglementation sur son utilisation dans le cadre de tests et de formations est de plus en plus importante. Les bases qui l’utilisent actuellement finiront par ne plus pouvoir l’utiliser. La DSIFC examine les simulateurs de formation et collabore avec ULC (Underwriters Laboratories of Canada) ainsi que les fabricants de mousse pour trouver des mousses plus écologiques. Le fluor est le problème.

 

Approvisionnement en matériel. Douze (12) nacelles élévatrices Rosenbauer ont été achetées. Certaines d’entre elles remplaceront les vieilles nacelles Thibault. On attend la première livraison dans environ un mois à Trenton. La formation comporte trois (3) niveaux. Le premier concerne l’opérateur. Elle durera neuf (9) jours et sera donnée par un représentant du fabricant. La deuxième concerne l’entretien à la base et la troisième concerne l’entretien (usine Rosenbauer). Il y aura des exigences de formation supplémentaires pour les casernes de pompiers avant que des personnes puissent utiliser la nacelle.

 

Nous aurons une nouvelle génération de camions de pompiers. On étudie la répartition des masses des véhicules en la comparant à celle de l’ancienne génération. On en achète 7 ou 8, qui entreront en service l’année prochaine.

 

« Firefighter TV » (télévision) a été un très grand défi. On n’a pas investi beaucoup de temps sur ce projet. Ce projet n’a pas été complètement abandonné; cependant, on dispose de peu de ressources pour le rendre entièrement opérationnel.

 

Nicole Thomas

 

RVPM (En route vers la préparation mentale). 95 % des bases ont terminé la formation. À l’avenir, cela fera partie des cours de leadership et des cours équivalents au niveau de qualification 3 à Borden. Les BFC Esquimalt et Halifax pourraient tenir une autre formation annuelle en raison de l’arrivée d’un important groupe de nouveaux employés dans chacune de ces bases. Cinq (5) vidéos ont été produites pour la formation RVPM. La première devrait être prête d’ici à Noël.

 

Des essais ont été effectués dans certaines bases afin que les pompiers civils puissent accéder aux centres de ressources pour les familles. Il n’y a pas eu de plainte. On ne dispose pas de statistiques en ce moment. Il est possible d’accéder à 99 % des services offerts par les centres de ressources pour les familles de militaires (CRFM); cependant, aucun service de garde d’enfants n’est offert. Des services de garde d’enfants d’urgence sont offerts; cependant, un plan familial d’urgence doit être préparé.

 

La question d’offrir la même formation RVPM aux conjoints a été abordée, et un courriel a été envoyé pour demander s’il y avait des bénévoles. Personne ne s’est porté volontaire. Un programme général pourrait être mis en place, mais on préférerait avoir des bénévoles avec qui interagir. On continuera ce projet une fois les vidéos produites.

 

Le « Body Bulletin » sera de retour sous forme de bulletin trimestriel. Le premier numéro paraîtra en décembre.

 

Le comité sur le bien-être se rencontre une fois par année. Il comprend trois (3) civils et trois (3) militaires. La prochaine réunion visera à déterminer s’il y a une meilleure façon de mener les activités (les communications posent problème, il y a un roulement des membres du comité et l’élaboration de programmes stagne). Les fonds pour les déplacements ont été réduits, alors nous examinons la vidéoconférence comme option.

 

  • Le confrère Elders suggère de nommer un (1) représentant par caserne de pompiers au comité sur le bien-être dans le but d’améliorer les communications.

 

  • Le confrère Winger suggère d’ajouter un autre jour au Comité directeur des FR pour que les réunions aient lieu en même temps.

 

Tous s’entendent pour dire qu’à l’avenir, les rencontres en personne sont la meilleure option pour le comité sur le bien-être.

 

Prévention du cancer

 

* Le groupe avait auparavant indiqué que la prévention était une importante préoccupation. La ventilation dans les casernes et des bouches d’aération qui fonctionnent bien sont une préoccupation pour certaines sections locales.

 

On a formé un comité qui se réunira pendant deux (2) jours la première semaine de décembre. Le premier jour, les participants présenteront leur expertise en matière de prévention dans le métier de pompier, leurs attentes et leurs points de vue sur la façon de développer le programme; ils créeront aussi une liste sur la façon de développer le programme. Le deuxième jour, ils planifieront les étapes à venir (politiques, programmes, formation). On mettra l’accent sur la prévention; les considérations d’ordre médical seront hors de la portée du comité.

 

La consoeur Blaney demande qui détermine ce qu’un test de dépistage préalable comporte. M. Gravel dit qu’il y aura des discussions avec les Services de santé lors des réunions des groupes de travail, tant du côté militaire que du côté civil. On a déjà parlé des tests de dépistage préalables, mais les Services de santé ne sont pas réceptifs.

 

  1. Gravel demande quels services ont mis en place des pratiques de prévention dans leurs casernes. Certaines casernes ont été proactives, mais aucun règlement n’a été mis en place dans la plupart d’entre elles. En outre, il y a des restrictions quant au matériel et à l’équipement offerts, ce qui empêche les services de prendre des mesures de prévention adéquates. Le bureau de la DSIFC enverra une FMD. La directive s’adresse aux gestionnaires comme suit : « VOUS DISPOSEREZ D’UNE PNE (procédure normale d’exploitation) LOCALE QUI VISE… »

 

Il y aura des discussions sur l’EPI. Le barème de dotation comporte habituellement une couverture supplémentaire de 25 % et il pourrait ne pas être adéquat. Le comité doit aborder cette question (25 % est-il suffisant?). Il faut aussi examiner le type d’EPI utilisé (de nouvelles cagoules ignifuges sont disponibles).

 

La conversation passe ensuite aux uniformes.

 

** Les membres du comité avaient précédemment discuté des vêtements entre eux. Ils s’entendent pour dire qu’on a besoin d’une variété d’options vestimentaires pour tous les types de conditions météorologiques. Le CNM (Conseil national mixte) autorise les vêtements personnalisés, selon les besoins, qui peuvent être achetés localement en passant par un autre fournisseur que le fournisseur principal. Aucun gestionnaire ne semble le savoir.

 

Le confrère Mymko veut savoir qui a le droit d’avoir des bottes Haix. Elles sont dans le système et elles sont exigées par la NFPA (National Fire Protection Association) pour la lutte contre les incendies en terrain sauvage.

 

Peu de choses se sont produites depuis l’année dernière. Le Ministère n’a pas changé sa position sur les insignes. La base ou la direction n’a pas le pouvoir de passer outre le point d’approvisionnement (Logistiks) en ce qui a trait à la tenue portée dans les stations.  Il y a deux mois, la DSIFC a rencontré le SMA (Mat) pour discuter principalement de trois points : 1) l’ajout de tuques au système; 2) le matériel de lutte contre les incendies en terrain sauvage (les normes de la NFPA seront respectées) et 3) la nouvelle tenue portée dans les stations. Logistiks fournira des échantillons de la nouvelle tenue portée dans les stations. Le SMA (Mat) a demandé d’effectuer la transition vers un produit du commerce. Un échantillon de la tenue portée dans les stations devrait être disponible à la mi-novembre. La DSIFC a demandé qu’on utilise le modèle le plus populaire parmi les tenues qui sont actuellement utilisées par les services externes (p. ex. le service des incendies d’Ottawa).

 

Les seuls articles vestimentaires qu’on envisage de changer sont les pantalons ainsi que les chemises à manches longues et à manches courtes. On pourrait envisager de changer les chemises de travail et les fourreaux.

 

Le DSIFC adjoint n’est pas sûr que les pompiers aient droit aux bottes Haix.

 

En outre, le DSIFC adjoint informe le comité qu’il n’y avait pas eu de progrès relativement à un service de répartition central pour la caserne de pompiers du MDN.

 

 

** Points abordés par le comité mais qui n’ont pas été discutés avec le DSIFC adjoint.

 

  • Structure de commandement : pourquoi les pompiers ne peuvent-ils pas avoir une structure similaire à la police militaire? Le commandement reviendrait au bureau de la DSIFC et ne serait pas divisé par base.

 

  • Le budget alloué à la formation et les indemnités : nous avons besoin de plus de transparence relativement à l’utilisation du budget de formation au niveau de la base. Un comité peut-il gérer le manque de formation ou les formations inadéquates? Il manque d’options de formation en français. Un instructeur francophone peut-il aller à la base qui demande une formation en français pour donner la formation?

 

  • Techniques de manipulation des matières dangereuses et responsable. Il est difficile de trouver des installations où donner une formation de niveau « responsable ». De plus, le fait que la plupart des casernes n’aient pas assez de pompiers pour répondre à l’exigence minimale quant au nombre de pompiers requis pour gérer adéquatement une situation impliquant des matières dangereuses pose problème. On croit que le MDN réduira les exigences relatives aux matières dangereuses, les faisant passer du niveau technique au niveau opérationnel.

 

  • Politiques d’heures supplémentaires : ne provient pas du bureau de la DSIFC et n’est pas exigé par celui-ci. Aucune caserne du MDN ne semble avoir la même politique. La consoeur Blaney indique que l’employeur est obligé de suivre la convention collective.

 

  • Calendriers : des situations surviennent où l’employeur semble aimer faire planer la menace d’éliminer le quart de travail de 24 heures. Le confrère Winger précise que les arguments utilisés à l’origine pour obtenir un quart de travail de 24 heures sont toujours valides. Il n’y a aucun avantage à réduire les heures supplémentaires en revenant à un horaire 10/14.

 

Après la rencontre avec le DSIFC adjoint et Nicole Thomas, le groupe a terminé la journée en tenant une discussion générale sur les revendications présentées.

 

 

 

 

Jour 2 – 12 octobre 2017

 

 

Conférenciers de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC)

 

Les membres de l’AFPC (Seth Sazant, Liam McCarthy, Heather Finn, David-Alexander Leblanc) participent à la deuxième journée de réunion. La discussion est ouverte à tous, et tout le monde peut poser des questions. Le confrère Desbiens indique que les sujets principaux pour le groupe FR sont 1) les négociations, 2) les pensions des pompiers et 3) et le statut de la législation concernant la présomption de maladie professionnelle en cas de cancer.

 

Le confrère McCarthy parle des négociations. Le principal enjeu demeure l’écart de rémunération des pompiers. Dans le cadre du cycle actuel de négociations, l’idée est de continuer à utiliser l’étude sur la paie du dernier cycle (étude sur la paie réalisée par le groupe Hays) et de voir à son achèvement. Le confrère McCarthy parle des débuts de l’étude sur la paie et de la manière dont elle a été utilisée au cours du dernier cycle de négociations. Il indique que l’étude sur la paie de 2014 est utile dans le cadre du cycle actuel, parce qu’elle est « relativement récente ». L’avantage de cette étude est que l’employeur y a participé et que le groupe FR devrait se préoccuper du « grand écart » actuel plutôt que de porter son attention sur les hausses économiques possibles que les services municipaux pourraient obtenir.

 

Le confrère Elder demande si le Parti libéral du Canada a prévu remettre sur pied le Bureau de recherches sur les traitements comme il l’avait suggéré, puisque l’étude sur la paie s’étend jusqu’à 2014 seulement et que nous serons à la table des négociations jusqu’en 2019. Le confrère McCarthy répond en expliquant comment la section sur les pompiers de l’étude sur la paie du groupe Hays a été élaborée, précisant qu’elle se fondait sur un ensemble de contrats de l’Association internationale des pompiers (AIP) et que les conclusions de l’UEDN cadraient avec celles de l’employeur, mais que le désaccord porte sur l’importance de l’écart sur le marché. Le confrère Sazant fait aussi remarquer que le Bureau de recherches sur les traitements ne nous donne pas un grand avantage, puisqu’il peut compliquer les études et que cela n’est pas utile pour les négociations, ni pour le syndicat, ni pour l’employeur.

 

Le confrère Winger indique que le problème posé par l’étude sur la paie du groupe Hays est que nous comparons nos pompiers ayant le grade le plus élevé aux compagnons de troisième année des services municipaux.

 

Le confrère Peterson demande comment le groupe FR fera pour mettre de l’avant le problème de la rémunération lors de ce cycle. Le confrère McCarthy répond que la rémunération est un problème commun et que notre position est meilleure qu’elle l’était par le passé. Les données brutes existent dans l’étude sur la paie et il est difficile de prétendre que la question du groupe FR a été « réglée » lors du dernier cycle de négociations.

 

On demande si des montants supplémentaires, p. ex. le paiement des heures supplémentaires et le paiement des congés compensatoires, peuvent ouvrir droit à pension. Le confrère Sazant répond que les heures supplémentaires, habituellement, n’ouvrent pas droit à pension, quel que soit l’employeur, mais précise qu’il ne sait pas si des restrictions s’appliquent dans de tels cas. Le confrère McCarthy répond qu’en règle générale, les indemnités qui ne se reflètent pas dans le taux de rémunération de base aux fins de classification ouvrent droit à pension.

 

Le confrère Strong demande si l’employeur pourrait changer notamment les « primes d’ancienneté », pour les faire passer d’un nombre fixe à un pourcentage. Le confrère McCarthy répond que cela n’est pas impossible.

 

C’est maintenant au tour de la consoeur Finn de s’adresser au groupe au sujet des pensions en tant que « retraite équitable »; la plupart des services prévoient 25 ans pour la retraite et un taux d’accumulation de 2,33. Nous prévoyons faire des pressions à ce sujet.  Les représentants du Comité directeur des FR et les V.-P. régionaux de l’UEDN solliciteront la participation des pompiers, au besoin. Elle nous informe que les députés pourraient ne pas être au courant de la présence de pompiers civils sur les bases militaires, du rôle que nous y jouons et des ententes mutuelles qui existent. Le groupe FR doit montrer qui nous sommes, ce que nous demandons et ce que nous voulons (ou ce dont nous avons besoin).

 

Au sujet de la note sur la présomption de maladie professionnelle en cas de cancer qui se trouve dans la convention collective, la consoeur Finn nous informe que les lettres ont été envoyées à toutes les provinces le 14 septembre et que l’AFPC les encouragera à mettre cette note en œuvre.

 

On demande s’il est possible que les FR00 soient transférés au niveau FR01 d’ici un an. La réponse est « oui ». Ensuite, on demande si on devrait se battre pour retirer le niveau FR00 de notre groupe. Logiquement, les FR01 sont des pompiers pleinement qualifiés et les FR00 sont considérés comme des apprentis, et pourtant, les deux sont embauchés parce qu’ils sont pleinement qualifiés. Le confrère Desbiens suggère que la question soit posée à la DSIFC.

 

CLASSIFICATION

 

Paul Dagenais s’adresse au groupe au sujet d’une question posée par le confrère Peterson et le groupe FR à Esquimalt : si nous ne sommes pas d’accord avec la description du travail des pompiers, pouvons-nous déposer un grief à ce sujet? Le confrère Dagenais répond que si vous n’êtes pas d’accord avec votre description de travail, que vous ayez signé votre description de travail ou non, la direction a quand même le droit de décider de ce que vous ferez.  Il ajoute que vous pouvez signer votre description de travail et, en même temps, indiquer que vous n’êtes pas d’accord avec elle, et que cela sera un signal pour la Classification.  Elle devra s’en occuper. Le confrère Peterson indique que la section locale d’Esquimalt déposera probablement un grief au sujet de la description de travail et que le grief touchera l’ensemble du groupe FR, puisque les descriptions de travail touchent tout le pays. Le groupe pense que la description de travail doit illustrer notre travail en tant que pompiers. Tout ce qui n’est pas inclus dans la tâche spécifique des services d’urgence doit être plus spécifique et avoir pour libellé « tâches liées à la lutte contre les incendies ».

 

Le confrère Dagenais répond que nous avons le droit, en vertu de la convention collective, d’avoir une description de travail à jour, mais qu’il existe déjà une phrase fourre-tout, soit « autres tâches connexes », dans les descriptions. Tenter d’être plus spécifique pourrait ne pas changer grand-chose. En ce qui concerne les préoccupations en lien avec les tâches demandées ou exigées qui, selon nous, sont hors de la portée de notre description de travail, nous devrions effectuer ces tâches puis déposer un grief par la suite. Toutefois, si vous effectuez une tâche pour laquelle vous n’êtes pas qualifié et que le travail est mal fait, la responsabilité de l’erreur incombe toujours au directeur.

 

Le confrère Dagenais continue en disant au groupe que les griefs relatifs à la classification ne sont pas souvent accueillis, parce que la direction a le droit de gérer; cependant, nous avons le droit d’avoir une description de travail à jour.

 

DSIFC adjoint Martin Gravel

 

Martin Gravel assiste aux réunions pendant une partie de la deuxième journée.

 

– Le premier sujet est la compatibilité du ZOL AED (défibrillateur automatique). Deux bases seulement ont un problème, Valcartier et Esquimalt. On a communiqué avec les services de santé et on cherche actuellement une solution. Il n’y a pas d’échéancier.

 

– Les consultations portant sur les articles vestimentaires sont le prochain point à discuter. Pour le moment, M. Gravel s’occupera de l’approvisionnement en vêtements. Le groupe estime que la veste imperméable et le manteau d’hiver ne sont pas idéaux et que les chemises de travail semblent être adoptées par toutes les casernes de pompiers. M. Gravel répond qu’en ce moment, le port des chemises de travail ne pose pas problème, et qu’il est permis de les acheter localement, à condition que l’écusson du Service des incendies de la Défense nationale (SIDN) y figure. L’écusson doit idéalement se trouver sur la poitrine. M. Gravel mentionne ensuite qu’il enverra une directive au chef des pompiers pour appuyer le port de la chemise de travail.

 

À noter : À la suite de la réunion et d’un examen plus approfondi, le DSIFC adjoint indique au confrère Desbiens qu’il n’enverrait pas de directive comme il l’a déjà mentionné au comité.  Il indique aussi que la « chemise de travail » fera l’objet d’une discussion au symposium des chefs de pompiers et qu’aucun changement ne serait apporté à la pratique actuelle.

 

On discute ensuite de l’externalisation des « tâches liées à la lutte contre les incendies ». La DSIFC est d’avis que nous avons des forces et des faiblesses. Nos faiblesses s’observent dans les tâches que nous n’avons pas les compétences d’effectuer ou que nous ne réalisons pas assez souvent. Tout ce qui requiert plus qu’un essai mensuel devrait être externalisé, mais il serait préférable que les casernes locales continuent à s’acquitter de ces tâches afin de conserver le savoir et de demeurer au courant des activités de la base. Certaines casernes s’occupent actuellement de faire des essais d’échelle portative, tandis que d’autres ne le font pas. Il faudrait acheter une pièce d’équipement standard et faire en sorte que les casernes de pompiers puissent l’utiliser à l’échelle nationale.

 

– La DSIFC soutient également l’entretien des extincteurs par le groupe FR, à condition que le travail soit bien fait et que le groupe ait reçu la formation adéquate. Pour effectuer l’entretien des extincteurs portatifs, une qualification ULC est requise.

 

– Structure de commandement : M. Gravel répond à la question sur la structure de commandement, plus particulièrement à la question voulant que la DSIFC nous dirige plutôt que les bases. Il répond que la centralisation du service n’est pas envisagée pour le moment. À l’heure actuelle, le service n’est pas structuré pour cela et des préparatifs s’imposeraient.

 

CONCLUSION

 

Le confrère Desbiens informe le groupe qu’il fera un suivi afin de fournir plus de détails sur les pressions exercées.

 

D’autres réunions du Comité directeur des FR seront organisées à Ottawa après la Cérémonie annuelle à la mémoire des pompiers canadiens le deuxième lundi de septembre.

 

Le confrère Desbiens lève la séance.

 

 

Présenté pour le compte de :

Serge Desbiens

V.-P. de l’UEDN (Ont.)

Comité directeur des FR du Bureau de première responsabilité

 

À noter : Chef du Bureau de première responsabilité – J’aimerais qu’on note que je remercie Ryan d’avoir pris les notes et d’avoir préparé le procès-verbal. Je lui en suis très reconnaissant.